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 <title>Le site de Michel Glésile</title>
 <subtitle><![CDATA[Son univers, ses textes et ses humeurs]]></subtitle>
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 <updated>2010-03-10T08:54:12+01:00</updated>
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   <title>Il est temps de relancer la machine !</title>
   <updated>2008-06-20T03:16:00+02:00</updated>
   <id>http://www.michelglesile.com/Il-est-temps-de-relancer-la-machine-!_a4.html</id>
   <category term="Humeurs" />
   <published>2008-06-20T03:14:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Glésile</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Enfin, je me réveille doucement. Pas d’un lourd sommeil dû à l’heure avancée de la nuit mais par le manque de motivation artistique et d’inspiration qui me touche depuis quelques mois. Les brouillons de mes poèmes, les pages raturées de ma deuxième nouvelle et les différents dossiers, où s’accumulent les projets d’écriture entrepris depuis l’année dernière, s’ils pouvaient parler, se plieraient en quatre pour se foutre éperdument de ma tronche. Ils n’ont pas tort ! Mais il y a une justice dans ce bas monde, Dieu merci. Ces bouts de cartons reliés les uns aux autres et éparpillés sur mon bureau ne s’expriment pas ! J’ai donc échappé au sarcasme de mes manuscris. Allez, il est temps de relancer la machine aux idées !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il va être trois heures, la fenêtre grande ouverte, l’air frais de la nuit pénètre dans la pièce et me fouette le visage. Il a plu quelques minutes auparavant et les effluves de l’herbe mouillée et de l’asphalte humide chatouillent délicatement mes narines. De là où je me situe, la rue me semble vide et silencieuse et pourtant, j’ai l’impression de ne pas être seul avec les étoiles qui tapissent tout le haut du plafond de l’humanité. Bon, il serait temps pour moi d'arrêter de rêvasser et de me projeter vers l’avenir en commençant, par exemple, l'écriture de mon premier roman.        <br />
              <br />
       Let’s go ! au travail !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Inspiration du 15 juillet...</title>
   <updated>2008-02-16T15:04:00+01:00</updated>
   <id>http://www.michelglesile.com/Inspiration-du-15-juillet_a3.html</id>
   <category term="Inspirations" />
   <published>2007-07-15T20:26:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Glésile</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <span style="font-style:italic"><b>Avec les mots et l'esprit, nous sommes libres de rêver !</b></span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>Goûtez les mots, savourez les phrases et il vous en restera le souvenir dans le récit !</b></span>       <br />
              <br />
       Si j'étais davantage motivé, il y en aurait bien d'autres... mais là, l'été pourri s'installe et je suis chez moi à ne rien faire. Amen !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
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   <title>Le blues de l’existence</title>
   <updated>2008-02-15T19:37:00+01:00</updated>
   <id>http://www.michelglesile.com/Le-blues-de-l-existence_a2.html</id>
   <category term="Poèmes" />
   <published>2007-07-13T12:00:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Glésile</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      <center>
<b><i>
Aidez-moi<br>
à prendre ma vie<br>
comme un vulgaire bout de papier.<br>
<br>
De votre plume biffez mon passé.<br>
De vos souvenirs oubliez mon passage.<br>
<br>
Aidez-moi<br>
à le déchirer en petits morceaux<br>
à l’éparpiller contre vents et marées<br>
ou<br>
à le cacher au fond de votre poche.</i></b><br>
</center>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <center>
<b><i>
Aidez-moi<br>
à oublier mon destin<br>
au creux de vos mains.<br>
Parcourez seul<br>
le chemin caillouteux.<br>
D’un trait discontinu<br>
Il est signé de mon sang.<br>
Filant ainsi par-dessus les cieux<br>
au-delà du temps.<br>
Effacez mon histoire<br>
absolvez mes péchés.<br>
Pardonnez mes incartades<br>
sans les gommer.</b></i><br>
</center>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <center>
<b><i>
Aidez-moi<br>
À noyer mon chagrin<br>
puisant ma force<br>
dans votre voix.<br>
Composez la mélodie de mon âme<br>
Mélancolique et chaleureuse.<br>
Il est temps à l’esprit<br>
de s’en aller<br>
ailleurs<br>
loin de vous<br>
loin de moi…<br>
<br>
Aidez-moi !</b></i><br>
</center>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>A présent, la journée pouvait commencer…</title>
   <updated>2008-02-13T05:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.michelglesile.com/A-present,-la-journee-pouvait-commencer_a1.html</id>
   <category term="Nouvelles" />
   <published>2007-06-25T12:00:00+02:00</published>
   <author><name>Michel Glésile</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La sonnerie assourdissante crispa mon corps, assaillit mes oreilles et secoua ma conscience encore amorphe. Épuisé par un sommeil agité, j’écarquillai les yeux, maugréai des noms d’oiseau et j’aperçus le cadran numérique du réveille-matin : 7 h 00, l’heure à laquelle mon esprit abandonnait le monde des songes pour celui des hommes. Furieux, je le soupçonnais chaque matin de me narguer et, avec son petit air malicieux et provocateur, d’en profiter pour me susurrer : « <span style="font-style:italic">Allez feignant, debout ! Tu es avachi telle une merde dans un drap de soie ! Si tu ne quittes pas ton pieu, je te pourris la matinée ! </span>» Alors, je bâillais sans enthousiasme et j’imaginais que j’envoyais la petite boîte truffée d’électronique se fracasser en mille morceaux contre le mur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Emmitouflé dans les draps soyeux et la couette bien chaude, je fus exaspéré par le braillement de l’alarme, et je jugeai que ses agissements duraient depuis trop longtemps. D’un geste assuré, je débranchai le cordon électrique reliant la prise à cet infect tortionnaire qui cessa de rugir. En examinant mon adversaire, je savourais ma victoire : « <span style="font-style:italic">Maintenant, tu fais moins le malin, p’tit con ! </span>», pensai-je sarcastique. La tâche exécutée, je devais prendre mon courage d’une main, et de l’autre soulever la couverture, ce qui n’était pas une mince affaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pourtant, je demeurais là, couché sur le dos, les bras derrière la tête, à me réjouir des prochaines retrouvailles en famille à l’occasion du réveillon de Noël, prévu d’ici une quinzaine de jours. Évidemment, la soirée du vingt-quatre décembre ne ressemblerait plus à celles de mon enfance. Il faut dire qu’un jour, mon grand-père m’avait avoué que le Père Noël n’existait pas et que tout cela n’était qu’une légende racontée pour les enfants. Le monde dans lequel je vivais avait basculé sous mes pieds : les instants d’euphorie, de rires naïfs et de souvenirs, souillés par cette révélation n’étaient plus que mensonges et cauchemars à refouler au fond de soi ; dans le royaume des enfants, ma place n’était plus. Je souris béatement à ces souvenirs si lointains, qui n’apportaient cependant guère de solution à mes difficultés du jour : sortir du lit et démarrer la journée sous de meilleurs auspices. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Au-delà du domaine cotonneux, la fraîcheur de la pièce me glaça et raidit tous mes membres. L’atmosphère austère gifla ma peau de la douleur d’une cravache et je maudis encore davantage le réveille-matin, pourtant réduit au silence, de m’avoir réveillé pour un spectacle aussi déprimant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Bien décidé à me lever, j’effleurai prudemment du bout des pieds, le carrelage glacial. Le contact froid occasionna des soubresauts à l’ensemble de mon corps chétif : je claquais des dents. Une fois debout, je m’étirai et me dirigeai d’un pas qui se voulait assuré vers la fenêtre. À peine l’eus-je entrouverte que le monde extérieur, chargé de bruits et d’odeurs, me bouscula et se répandit sans crier gare au travers du tapis persan, de la petite table de chevet, du lit baldaquin et de l’armoire de style Renaissance. Bousculé par le vent, entouré par la fraîcheur, je constatai qu’il était encore tôt. J’observai, accoudé sur le rebord, les lampadaires de la rue qui crachaient tant bien que mal leur halo de lumière. Je songeais à la nuit qui résistait, du bout de sa brume matinale, aux innombrables toitures anciennes des immeubles de la ville ; refusait-elle les prémices de l’aurore ? Quant à moi, je rejetais l’idée d’affronter la journée !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je tournai les talons en direction de la salle de bain où, dans le miroir ancien orné d’arabesques, je contemplai mon triste visage, hagard et maltraité par une nuit de combat acharné avec mes démons durant mon sommeil. Mes cheveux ébouriffés témoignaient de l’intensité de la bagarre. La mine pathétique, que me renvoyait mon reflet, confirmait ce que je savais depuis longtemps : un mal sournois tourmentait mon esprit. Alors, pour enrayer mon mal-être, je m’emparai des deux flacons posés sur la tablette, au-dessus du lavabo. Je renversai dans la paume de la main quelques gélules que j’absorbai avec l’espoir naïf d’un bienfait salvateur. Mais après tant d’années d’accoutumance, pouvaient-ils encore agir sur mon organisme malade ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Quand je tournai le robinet de la douche, un flot ininterrompu d’eau brûlante dégoulina le long de mon corps. Les gouttes provenant de la pomme absolvaient tous les péchés accumulés de la nuit tandis qu’une fragrance tonique se dégageait du gel moussant que j’appliquais sur ma peau fatiguée. Dès que la cabine vitrée fut embuée et que l’air devint irrespirable, j’attrapai au hasard une serviette jetée sur un amas de linge sale, m’habillai avec difficulté d’une chemise et d’un pantalon de la veille, et me dirigeai vers la cuisine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En préparant le café, je réfléchissais à mon existence quelque peu fade et insipide. En conséquence, je philosophais sur le cliché métro, boulot, dodo, le slogan dont les parisiens avaient affublé la régie des transports urbains et qui s’appliquait pleinement à ma façon de vivre. Si l’image procurée par la juxtaposition de ces trois mots pouvait faire sourire du coin des lèvres les provinciaux de passage dans la capitale, moi, elle me désolait profondément. Je saisis la tasse posée sur la table, la remplis et j’avalai d’un trait le breuvage qui eut pour effet… de me brûler la langue et l’œsophage. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La tartine de confiture à peine engloutie, je me dirigeai d’un pas lent dans le salon. J’allumai l’ordinateur dont la silhouette s’imposait d’elle-même sur le bureau jonché de coupures de presse, une accumulation d’articles sur le Grand Nord canadien - que je compulsais de temps à autre -, et de quelques ordonnances éparpillées. Je quittais la monotonie environnante à travers Internet grâce auquel je voyageais tout éveillé dans un espace virtuel. « <span style="font-style:italic">Encore une demi-heure et ensuite je descends ! </span>», pensai-je en observant incrédule l’avancée des aiguilles dorées de ma montre-bracelet, un bijou hors de prix acheté dans une joaillerie de la place Vendôme. Avant de quitter  mon domicile, je relevai mon courrier électronique, puis, en attendant l’affichage sur l’écran du nombre de messages réceptionnés, je fixai par-dessus le moniteur le calendrier punaisé contre le mur. Sur le carton imprimé, les jours défilèrent sous mon index. D’après mes calculs, il me restait encore un mois à patienter avant la date de l’expédition que j’avais décidé d’entreprendre, quelques semaines auparavant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Soudain, une bouffée de bonheur envahit mon esprit, j’envisageais tant de choses : la rencontre de nouveaux amis, un emploi à l’Institut Allan Memorial et la rencontre amoureuse d’une ou plusieurs jolies filles qui me feraient des enfants. Si mon projet se concrétisait, une nouvelle vie s’offrirait pour moi au Canada. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      L’agenda ouvert à la page du jour, je lus à haute voix l’emploi du temps de la journée : « <span style="font-style:italic">Entretien avec Monsieur Meyer à neuf heures, puis à dix heures, je reçois Monsieur Dupont, ensuite c’est au tour de Monsieur Balladof, aux environs de onze heures et enfin Monsieur Zykorza avant l’heure du déjeuner. </span>» Une matinée bien chargée m’attendait puisque je devais écouter, avec résignation et ennui, les jérémiades et le mécontentement de ces quatre types. Outre les écouter et apporter du réconfort à leurs préoccupations – sans qu’ils se souciassent des miennes – je devrais rédiger avant la fin de la journée les comptes rendus à insérer dans leur dossier sous forme de fiche. Ensuite, je retournerais dans mon immense appartement, où je vérifierais le travail bâclé de la femme de ménage qui, par sa mollesse et sa nonchalance me rendrait furieux. Un jour, songerais-je à la licencier ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Par étourderie, j’avais oublié d’envoyer ma secrétaire chercher les nouveaux costumes commandés sur-mesure chez le tailleur, et emporter par la même occasion les anciens au pressing. Je rageai d’enfiler une veste quelque peu défraîchie. « <span style="font-style:italic">Mais n’aurait-elle pas pu y penser pour moi ? Et si je la renvoyais à ses fourneaux ? </span>», ruminai-je en colère. En attrapant le trousseau de clefs, je pris note de l’abondance du courrier, des échantillons habituels de mes fournisseurs et des revues posées pêle-mêle sur le guéridon qui se trouvait juste à côté de la porte d’entrée, où par habitude, je déchargeais spontanément le contenu de tout ce qui encombrait les poches de mes vestes ou de mes pantalons. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Enfin, j’atteignis les portes métalliques et je m’engouffrai sans demander mon reste au fond de l’habitacle. Dans le miroir, je redécouvris ma silhouette fragile et les cernes imposants qui altéraient mon visage. Du bout des doigts, j’effleurai l’écran digital pour sélectionner l’étage désiré et je me préparais à affronter les douze prochaines heures dans des dispositions plus favorables qu’au réveil. Des vibrations ébranlaient la cabine : je descendais au rez-de-chaussée. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je cessai de me projeter le film de mes angoisses et de ma dépression dès lors que j’atteignis le hall luxueux de l’immeuble. Triturant nerveusement la serrure avec le trousseau cliquetant de clefs qui n’avait pas quitté mes mains depuis le troisième étage, j’ouvris la porte de mon bureau. A droite de l’entrée, sur le mur aux couleurs criardes, un panonceau doré à la calligraphie noir de jais informait les résidents et la clientèle de la profession que depuis trente ans j’exerçais dans cet appartement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <center><i>Docteur Bernard Thomas<br>
Médecin Psychiatre<br>
Diplômé de la faculté de médecine de la Pitié-Salpêtrière<br>
Ancien interne des  hôpitaux psychiatriques de Paris<br>
Consultations sur rendez-vous</i></center><br>
<br>
A présent, la journée pouvait commencer…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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